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18/7: Magliano in Toscana

Mercredi 18/07: Aujourd’hui, je fais mienne l’expression de mon grand-père Jean « On n’divrû jamâ y esse sin gotte » (on ne devrait jamais être à court de petite goutte), le petit remontant servant à se remettre d’une surprise…

Je quitte Canino vers 10h pour une courte étape d’environ 50 kilomètres; j’ai scruté le parcours et renoncé au parcours « vélo » qui a furieusement l’air de manquer de revêtement dur, pour opter pour le parcours « voiture », qui lui, à tous les coups…

Début d’étape sur une « strada régionale » (jaune sur la carte) super agréable, joliment vallonnée, peu fréquentée, baignée d’un soleil généreux où je m’hydrate régulièrement pour éviter de répéter le coup de mou d’avant Rome. Je m’arrête pour quelques photos, du Castello dell’Abbadia, d’un panneau similaire à celui qu’on verra bientôt à l’entrée de Huy, d’un panneau annonçant une station thermale…

Au bout d’une longue montée, je trouve un bar pour le capuccino des 25 kms, et pour laisser refroidir les batteries montées à 90°. La moyenne est proche de 19 km/h, tout baigne… Je vais presque dispenser Frédéric de me réconcilier avec l’Italie. Puis Zézette me susurre « prendre fortement à gauche ». Là démarre une route (blanche sur la carte), non plutôt un chemin, garni du panneau « Poggio Foco ». Heu, ça veut dire « colline de feu », ça, non ?

Des ouvriers sont en train de réfléchir, l’un adossé au camion, les 5 autres couchés dans la remorque, à comment réparer cette route pire qu’un champ de mines, plus proche d’un site de bombardement, dont ils ont rempli les trous d’asphalte sur 200 mètres. Vu ce qui suit, sont pas rendus, les mecs… Ils m’indiquent pourtant que plus loin, ça va, et que cela ne monte pas trop. En souriant… Je ne reverrai pas l’asphalte avant 10 kilomètres, et il faudra bien passer le poggio.

Surprise au milieu de ce décor : d’un chemin de traverse surgit une grosse Mercédès avec une plaque CD. C’est donc bien une route pour les voitures, même si chacun doit se mettre largement dans le fossé pour se croiser. On s’arrête et les vitres se baissent : devant deux dames, derrière deux hommes, tous endimanchés comme des diplomates. Qui me demandent « ce que c’est que ça ». J’explique, puis me fait confirmer la route : « Vous montez en naut, puis vous descendere, et quand vous voyez un panneau « mare », vous prenez vers droite ». Je me demande si elle ne se fout pas de ma gueule. Mais non, slalom en montée entre les trous, slalom en descente, entre les trous, parfois raide, limite adhérence souvent puis, au milieu de nulle part, le panneau « à droite la mer » !?! Là la descente est si raide que roues bloquées je descends tout seul…

Après ces dix kms de folie, contraste total sur les nouvelles SR : revêtement neuf et bande d’arrêt d’urgence détournée en piste cyclable.

Arrivée à Marsiliana, puis au Bnb, et dernière surprise : en sortant de la douche, je me rends compte que mon essuie blanc immaculé est tout rouge. Etonnant, ce n’est pas ma mauvaise semaine… Et en regardant dans la glace cela vient du haut le cou et le torse sont couverts de sang… Plus impressionnant que grave : j’ai juste arraché un acrochordon. Mais cette nouvelle surprise vaudrait bien une petite goutte.

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