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16/7: Oriolo Romano

Lundi 16/07: Le week-end à Rome, partagé entre visites, balade à vélo dans le parc Borghese pour tourner un peu les jambes, repos et verdicts du mondial (la finale ayant vu une invasion de français dans l’appartement d’Olivier) a fait du bien.

Je regrette presque que le Trimobil ait été inaccessible avant lundi: une sortie de Rome dimanche se serait faite sur des routes vides… Je décide de partir à 10 heures, et avant cela, je passe une heure à faire un check up complet du vélo dans la cour du Lycée Chateaubriand, ce qui me permet de saluer le proviseur, François Vidal, qui m’indique envisager de m’inviter en décembre pour des tables rondes sur la citoyenneté, notamment européenne.

Je me lance, seul puisque Sophie a repris le boulot, dans l’étape, qui commence en descente par la sortie de Rome, après avoir décidé de rester zen et de compter le nombre de coups de klaxons. Et Rome est déjà loin derrière, et la longue ascension du jour, raison pour laquelle j’ai limité le kilométrage, est bien entamée, lorsque le premier se fait entendre…
En fait, en milieu urbain et périurbain, où la circulation est rythmée par les feux et les stops, pas de souci… les Romains ont l’habitude d’avoir les yeux partout pour voir surgir les scooters; par contre une fois dans la campagne, l’arrivée d’une voiture sur l’arrière du vélo entraîne un fort ralentissement qui énerve… celui/celle qui suit, et qui n’a pas vu de quoi il s’agit et dont la gestuelle lors du dépassement est de l’ordre du « cretino »…

Alors que cela a été grand bleu depuis cinq jours, c’est couvert aujourd’hui, avec de petites pluies d’orage (uniquement lors des pauses !) et je dois limiter ma consommation des batteries, ce qui fait tomber la moyenne. De toute façon, la route est archi mauvaise, la bande où roule la roue droite des camions est défoncée quasi en permanence… C’est souvent cyclo-cross. A un moment le tracé s’écarte de la nationale… Je goûte la tranquillité… mais pas longtemps. Ca descend, un peu, puis beaucoup… la route devient une piste non asphaltée, puis soudain, au km 43, à 5 km de la fin d’une étape qui était tranquille jusque là, c’est le mur !

La roue avant n’a aucune adhérence dans le revêtement mou : je suis bloqué, obligé de descendre, de caler le vélo en travers, d’enlever les bagages et de tirer le vélo, mètre après mètre jusqu’au dessus. Si mon pied d’appui glisse, je suis par terre et le vélo dévale dans le décor. Cela n’arrivera pas, mais je suis explosé au moment où je rassemble vélo et bagages au sommet. Je rejoins la grand-route pour éviter le deuxième mur qu’un autochtone m’annonce, et allonge le trajet jusque 51 kms et quasi 700 mètres de dénivelé, pour arriver au très beau B&B du jour aux alentours du lac de Bracchiano.

Sur le moment, la décision d’abandonner a été proche; deux heures plus tard, je décide surtout de passer à la loupe le trajet des 4 dernières étapes italiennes… et de ne plus quitter les routes principales, même si cela vaudra des coups de klaxon… Ce sera un fameux souvenir, cette Italie cycl’hostile…

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