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4/7: Mestre

Mercredi 04/07 : Aujourd’hui, je ne me suis pas trompé. Si l’étape est longue, elle est aussi plate que prévu, et les 93 kms sont avalés à du 24,5 km/h de moyenne… record absolu. D’autant que le soleil généreux permet de tirer un peu plus dans les batteries tout en les gardant quasi full.

Vu les épisodes de la veille, le message défilant a été modifié, disant « Automobilisti italiani, grazie per la vostra pazienza ! ». Néanmoins, il faut se rendre à l’évidence, il y a d’un côté les italiens à pied, et de l’autre les italiens en voiture… Parfois les mêmes, mais tellement différents.

A pied, des contacts très faciles : au bistrot du petit déjeuner qu’on a repéré la veille et où on sert de succulents jus de fruits, l’un d’eux nous offre les cafés, d’autres nous félicitent et nous encouragent ; à la première pause, c’est l’attroupement général avec moult gestes pour s’expliquer l’un l’autre comment la machine fonctionne, ou à la pause de midi, une serveuse parlant le français (rare, ça !) nous indique que la vie est belle !

En voiture, par contre, l’italien « prend la route », au sens littéral du terme. Et quand il l’a prise, il ne la partage pas. Nouvelle journée mouvementée, où on a pu sérier les comportements : la jeune fille en Fiat 500 neuve, très, trop prudente parfois, qui ne dépasse qu’en extrême sécurité ; le vieux, en fiat Panda très âgée, très, trop prudent parfois, qui finit par passer, mais n’ose pas prendre franchement l’autre bande, et frôle le Trimobil… Ces deux là énervent les deux autres, les jeunes en petite sportive dont on croit qu’ils ont à bord quelqu’un qui est sur le point d’accoucher, ou les dandys en grosse berline, qui ont l’habitude qu’on s’écarte pour eux…

Une chose est sûre, l’Italien a les émotions « sur la peau », et exprime avec forces gestes ce qu’il ressent : les yeux de veau des étonnés se doublent d’une main portée à la tête, qu’ils se frappent ou où ils font « le doigt du fou », les enthousiastes sortent deux bras et la tête par la fenêtre pour faire signe et applaudir, les mécontents font des gestes que la décence m’interdit…

Episode le plus chaud : à l’approche d’un rond-point, un vieux en Panda est derrière où il reste sagement en lisant le message ; suit un jeune en sportive, qui klaxonne rageusement. Je prends donc le milieu de la bande, à 5km/h, pour calmer tout cela. Dans le rond-point, je m’écarte pour laisser passer le vieux, le jeune s’engouffre et, arrivé à hauteur, baisse la vitre et lâche un rageur « cretino », avant de faire hurler les gaz…

La route « jaune » très fréquentée, qui était la seule voie possible du jour, nous vaudra d’autres petites frayeurs, sans conséquence heureusement. Le jour de repos à Venise demain sera bénéfique…

Ce soir, découverte de Mestre, où l’AirBnb de Marina, qui enseigne « l’art de boire », est vraiment sympa, après les opérations de manutention… Reprise des émissions vendredi soir !

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