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29/6: Celje

Vendredi 29/06 : La surprenante journée d’hier a laissé des traces, et la mauvaise nuit, parce que je n’ai pas capté que l’appartement que j’occupe est partagé, ce qui me fait sursauter dans mon lit d’entendre quelqu’un rentrer tard dans la soirée, puis se mettre à ronfler juste derrière la cloison, n’aide pas. Suis vaseux, fait gris, suis déçu d’avoir dû recharger sur le secteur, j’ai les jambes lourdes, je ne sais plus s’il y aura beaucoup ou trop de dénivelé… Bref, c’est vendredi et j’ai pas les idées claires. Allez, en route tout de même, en grand équipement de pluie puisque c’est sous la pluie que j’ai fait le nettoyage du Trimobil. Sauf que depuis le départ il ne pleut pas et que je suis obligé de m’arrêter après 15 kms, en nage sous les habits imperméables. Pas de problème de navigation, ce sera la route 430 de bout en bout, et ne comptez pas sur moi pour tenter la moindre incartade qui se paiera cash en montées…

Au tiers du parcours, arrêt café sur une terrasse où deux cyclistes m’ont précédé. On entame une conversation en Anglais avant de se rendre compte qu’on est tous francophones : Catherine et Jacques de Grenoble, qui terminent leurs trois semaines de périple et vont aussi à Celje. Bel adjuvant : je ne suis plus seul, pour rouler ou à cette étape sans coupe du Monde, et je peux reparler français après six semaines. Le moral va mieux… mais les côtes à 14, 15, 16 et 18%, même courtes, ne poussent pas à l‘euphorie, d’autant que je crois me souvenir qu’il y a une montée de six kilomètres avant de basculer de l’autre côté… Par précaution, je m’arrête dans une station-service où je refais le plein… des batteries. Pendant ce temps, lunch et rencontre d’un hyper sympathique Slovène qui me remet un trèfle à quatre feuilles pour me souhaiter une fin de voyage « lucky ». Puis j’entame la fameuse montée, dont les gros dénivelés se font attendre : à part une côtelette à 10%, rien de bien saignant et me voilà déjà au-dessus. J’ai rêvé ou quoi ? Cela valait-il la peine d’avoir tant d’appréhension ? Peut-être suis-je un vrai peureux, qui a besoin de tout prévoir et organiser avec perfectionnisme pour se rassurer… Couillon, va !

Ensuite, après cette montée qui aura fait passer le total de dénivelé positif global à plus de 10.000 m, voilà 18 kilomètres de descente pour arriver comme un avion à Celje, sous un soleil retrouvé qui envoie près de 400 W dans les batteries, au moment où cela ne sert plus à rien.

Mon hôte Janja étant en vacances, je reçois de sa très sympathique voisine Petra les clés d’un appartement joliment décoré uniquement avec des palettes de bois. Ce soir, je rejoins dans le magnifique centre de Celje Catherine et Jacques pour un petit resto en commun, où ils me racontent les multiples voyages, à vélo, à pied, à ski… Demain, transfert non roulé vers Ljubljana, nouvelle capitale atteinte… Fin des émissions jusque lundi: bon week-end à toutes et tous, et bon début de vacances !

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