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28/6: Journée des surprises

Jeudi 28/06 : Sur cette étape qui joue à saute-moutons avec la frontière Austro-Slovène, c’est la journée des surprises…

1. Surprise sur la météo : les prévisions étaient implacables : tant à Welten qu’à Maribor, c’est pluie assurée ! D’ailleurs, quand je me couche, il pleut, et quand je me lève, il pleut encore… Puis subitement, à un quart d’heure du départ, la pluie s’arrête… et je n’aurai pas une goutte de la journée ! Le ciel est bouché, on sent qu’il a pitié de moi, qu’il retient ses larmes, qu’il accumule dans les nuages… un matelas tellement épais que seuls 50 à 60 watts arrivent du soleil sur les panneaux solaires. Ce qui nécessite, avec le dénivelé annoncé, une parcimonieuse gestion des batteries: arrêt de l’assistance en descente, même légère; en côte, la plus petite vitesse, et ajout de juste ce qu’il faut d’assistance pour passer la bosse ;

2. Surprise à la pause du tiers d’étape : le cafetier est tellement heureux que je visite son Tieschen natal, qu’il me fait des cadeaux : pin’s, bic…

3. Surprise au moment de la pause des deux-tiers d’étape, le GPS m’envoie à gauche et je suis nez à nez avec … la rivière Mur (cela ne s’invente pas), qui fait frontière. Et comment que je saute le Mur ??? Avec le bac, pardi, mais il faut sonner pour appeler le préposé, qui manipule l’engin attaché à un câble et non motorisé, à la barre franche…

4. Surprise de suite après, lors de mon lunch… je me demande bien de quelle monnaie je vais devoir me munir, après les couronnes tchèques et les forint hongrois… Ben des euros, tiens, la Slovénie est dans la zone !

5. Surprise encore, au moment où je me dis que cette étape « correctement vallonnée » et qui traverse bois, campagne, villages pittoresque est moins pire que je ne l’aurais pensé… se présente la première des quatre ( !) montées à 16% que je vais rencontrer… Terrible : toute petite vitesse, ajout de 1000 w (parce que le système ne veut pas donner plus) puis moins quand les batteries passent la température de 90°… Je termine in extremis à la force des mollets, un coup de pédale à la fois, avec un appui maximum dans mon baquet. Stop au-dessus, pour découvrir le splendide paysage, reprendre ma respiration, laisser diminuer mes battements de cœur et la température des batteries. Derrière, ça descend aussi fort, et les freins chantent, puis gémissent puis crient allégrement…

6. Surprise à l’entrée de Maribor : alors que je pense faire les huit derniers km sur une nationale, je suis dévié sur une voie cyclable qui passe sous l’échangeur de l’autoroute. Point bas où les boues dévalent, ce qui dégueulasse le Trimobil comme jamais. Boues qui surtout cachent un énorme trou que je prends sans ralentir, à deux doigts de verser, mon casque cognant lourdement la structure du toit. Groggy, à l’arrêt, je crois qu’il n’y a rien de cassé, sur l’homme et la machine, et je repars…

7. Surprise sur la recharge : pour la première fois je suis descendu à 48V. C’est le maximum théorique… mais pour avoir assez pour le lendemain, c’est trop court. Le ciel s’est ouvert, le soleil est là, mais donnera t’il assez avant la nuit ? La surprise de demain sera de savoir si pour la première fois depuis le 19 mai le chargeur aura été mis dans la prise cette nuit…

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Léon BROUIR
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Léon BROUIR

Voyage extraordinaire.