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27/7: Brignoles

Vendredi 27 : Après la journée « Côte d’Azur » de la veille, journée « Nationale 7 » ce vendredi. J’ai hésité, après avoir été abusé par les acronymes… une route qui commence par D n’est pas une départementale, ça c’est une RD. Une DN, comme la DN7, est une « nationale déclassifiée »…

Toujours est-il que ça roule, là-dessus, même si le trafic est davantage local depuis qu’il y a l’autoroute… Mais, après avoir discuté avec une paire de soldats du feu qui connaissent bien la région, j’y ai été… Et si on y est très attentif et qu’on n’y musarde pas, ça va encore : soit il y a deux bandes très larges, parfois même avec une bande intermédiaire normalement interdite à la circulation, mais qui donne la possibilité d’un écart pour me dépasser, soit il y a un dégagement latéral, sorte de bande d’arrêt d’urgence, où je trouve place, quand ce n’est pas un bande d’un mètre ajoutée récemment pour les vélos, voire une piste cyclable réelle ; soit on est à deux fois deux bandes, voie rapide, où je suis visible de loin…

Bref, étape presque tranquille pour rejoindre Brignoles, où mon hébergement se trouve à 2 kms du Château des Annibals cher à Benoît Remy pour sa cuvée « La Jouvencelle » ! Sachant que pour passer de 40 à 240 mètres d’altitude, avec les up and down, ça fait 600 mètres de D+. Grosse différence avec l’Italie : là où l’Italien va chez son concessionnaire acheter un klaxon et demande qu’on mette une voiture autour, et pour faire des économies que soient enlevés les indicateurs de direction, les Français et touristes du Sud ne klaxonnent pas, sauf en levant le pouce pour m’encourager, mais surtout indiquent qu’ils me dépassent, ce qui alerte ceux qui suivent…

Nationale 7, chantée par Charles Trenet : « Nationale Sept – Il faut la prendre qu’on aille à Rome à Sète – Que l’on soit deux trois quatre cinq six ou sept – C’est une route qui fait recette – Route des vacances – Qui traverse la Bourgogne et la Provence – Qui fait d’Paris un p’tit faubourg d’Valence – Et la banlieue d’Saint-Paul de Vence ». Route mythique, donc… Au passage, un panneau indique que « Le Luc n’est plus en Provence ». Que si pourtant: il va même y courir dimanche, avec Béa, le semi-marathon du Ventoux, 21 kms d’ascension de Bedoin (35° annoncés !) jusqu’au sommet (15° de moins…)… 1600 m de D+ !!!

De penser à ce chanteur, qui a donné son dernier concert en 1999 à 86 ans, ou à Aznavour , toujours sur scène à 93, me ramène à l’actualité politique de ma commune, où s’est révélé candidat bourgmestre quelqu’un qui en fin de législature sera nonagénaire. Je suis assez d’accord qu’être âgé ou être vieux, cela n’a rien à voir. Qu’il y a des gens qui n’ont pas d’âge et qui sont vieux dans leur tête, et qu’il y en a de grand âge encore très verts et pétillants. Le problème n’est pas l’âge, le problème est la durée.

J’ai pour ma part toujours considéré qu’il est bon pour les hommes et pour les institutions qu’ils dirigent qu’il y ait un renouvellement périodique, que j’ai fixé à environ une décennie… Cela permet aux hommes de se remettre en question et se renouveler, aux institutions d’être traversées par un nouvel air, plus frais.

Bref le problème n’est pas l’âge du capitaine, c’est la vétusté du navire qu’il pilote depuis trop longtemps, dont l’état se détériore par absence de progrès depuis 24 ans, hormis un début de nettoyage entre 2013 & 2016…

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