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20/7: Piombino

Vendredi 20/07: C’est vendredi, elle est faite ! 63 kms de Marina di Grosseto vers Piombino. Grosseto est dans les terres, et a donc construit sa « marina » sur la côte, à 10 kms, en pleine pinède. Si on a abattu les arbres, on n’a pas touché aux racines, qui se révoltent vigoureusement et continuent à vouloir sortir… Cela donne des routes en ville pour la plupart percées ou soulevées parfois de 20 cm, bien pire que sur la piste cyclable allemande où j’étais sorti dans le fossé !

La « strada régionale » vers Piombino, elle, est une route large, avec possibilité de se ranger en partie sur le côté, avec deux grimpettes. Route presque belle si ce n’est ce qui n’est pas la trace du pneu droit des camions, mais la rainure de 20 cms de large faite pour le placement de la fibre optique, rainure sommairement rebouchée ! Route avec alternance de pinèdes, de cité balnéaire, comme Follonica, ou de campagnes… Route sur laquelle j’ai croisé un autre tricyle, et même un cuistax !

Puis arrivée à Piombino, dont on est frappé par le caractère industriel. La question de la reconversion de la centrale électrique Enel en site touristique à fait l’objet de récents débats au Conseil municipal. La région a fait l’objet d’un roman: « D’acier » de Silvia Avallone qui veut montrer l’envers du décor de la Toscane : « Il y a la Méditerranée, la lumière, l’île d’Elbe au loin. Mais ce n’est pas un lieu de vacances. C’est une terre sur laquelle ont poussé brutalement les usines et les barres de béton. Depuis les balcons uniformes, on a vue sur la mer, sur les jeux des enfants qui ont fait de la plage leur cour de récréation. La plage, une scène idéale pour la jeunesse de Piombino. Entre drague et petites combines, les garçons se rêvent en chefs de bandes, les filles en starlettes de la télévision… Vous connaissez la Toscane côté pile ? Découvrez la Toscane côté face avec ce roman noir, sensuel et social, au goût âpre et métallique. Bienvenue à Piombino, ville industrielle qui vit au rythme de son aciérie. ». « D’acier » a été adapté au cinéma en 2012 par le réalisateur italien Stefano Mordini. Sans doute une espèce de frère Dardenne local…

Avec l’arrivée à Piombino, c’est la partie Italienne de mon voyage qui se termine. Environ 1.100 kilomètres, dont 750 sur le vélo, pour passer ce jour la barre des 3.000 kilomètres pédalés, au bout des deux premiers mois de la boucle ! Avec une dernière semaine qui, si elle fut modérée en kilomètres, a approché les 3.000 mètres d’ascension, pratiquement autant que sur la plus accidentée: la semaine Prague-Vienne.

Cette partie, avec chaleur et dénivelé, laissera des souvenirs controversés, le meilleur (splendeur des paysages et des villes, gentillesse des italiens à pied, accueil des hôtes) ayant côtoyé le pire (inadaptation au vélo & état des routes, vitesse et agressivité des italiens au volant)…

Et c’est le premier pays où les verts locaux auront été complètement aux abonnés absents… Aucun contact avec les Verdi !

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