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20/6: Moravské Budejovice

Mercredi 20/06 : Bon, mon post d’hier était long et technique, désolé !

Aujourd’hui, début de la descente vers Vienne : après être monté hier à une hauteur équivalente à celle du signal de Botrange (694 m), je reviens à l’altitude d’Héropont (447 m – mais où est-ce ?) avec, entre les coups, seulement un peu plus de 300 mètres d’ascension.

Pour la seconde fois le GPS vélo est bloqué : je récupérerai les données quand il aura épuisé sa batterie. Descente en deux temps, une première partie plutôt up and down, d’éoliennes en haut à plans d’eau en bas, très rurale sur de belles routes traversant campagnes et forêts, portant à la réflexion, avec de temps en temps un village, comme celui de Pavlov où, sans être cabot, je peux dire que j’ai le réflexe conditionné de faire la photo, puis une seconde sur une voie rapide où je dévale, les yeux dans le rétro pour surveiller les camions, allègrement vers ma dernière étape tchèque, Moravské Budějovice, où, après avoir eu d’abord l’impression d’arriver à Moustier, je suis à la table de la « penzion » à 13h30. Le musée local accepte le Trimobil pour la nuit, mon hébergement ne pouvant l’accueillir.

Question du jour autour de la solitude. Elle s’est brutalement mise sur ma route en mars 2017, moi qui n’avais de toute ma vie, ni vécu seul, ni été affectivement seul. Il a fallu l’admettre, puis l’apprivoiser, pour finir par goûter ces moments de face-à-face avec soi-même.

Malgré les rencontres, les contacts, les vidéoconférences avec les proches, les messenger ou whatsapp cela fait maintenant près de 5 semaines qu’elle est là, un peu pesante tout de même, obligeant à s’ouvrir à tout ce qui s’offre, les paysages, le soleil et le vent, les couleurs, les odeurs, les gens… Obligeant à se montrer, et tant qu’on y est, tel qu’on est…

Souvent elle appelle la crainte, ou même la peur, de l’inconnu, du lendemain inconnu, ce qui oblige à revenir au moment présent, à arrêter d’anticiper des scénarios catastrophes, qu’il faudra gérer s’ils arrivent, mais dont l’existence seulement dans la tête ne peut gâcher un beau présent tel qu’il s’est présenté chaque jour depuis un mois.

Revenir au moment présent, sans cesse, faire taire le mental pour appréhender l’instant avec tous les sens… entendre, voir, sentir, toucher, goûter… Tout cela me ramène à la session de méditation en pleine conscience suivie il y a un an chez Luc Mahiat à Mont-Godinne. Si l’image à la TV est sur fond vert, le son est coupé, remplacé par celui d’une musique zen relaxante… cascade, lac et forêt…

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